Ils sont 23 à signer une motion contre leur président. Ces élus de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) de la Loire invitent le leader départemental du parti, le député François Rochebloine, à démissionner. Parmi les auteurs de ce texte, apparaissent le premier vice-président du conseil départemental de la Loire, Georges Ziegler, le premier adjoint au maire de Saint-Etienne, Gilles Artigues, la conseillère municipale saint-chamonaise Nicole Forest, présidente du Nouveau Centre 42, mais aussi Iwan Mayet, président de l’intercommunalité du Pays de Saint-Bonnet-le-Château et Denis Barriol, maire de Genilac. Les signataires désirent « ouvrir la voie du renouveau » et permettre à l’UDI de « retrouver sa crédibilité » dans le département.
Tous déplorent qu’il n’y ait « aucune vie de parti (…), aucun temps de réflexions politique et stratégique, aucune campagne d’adhésions », tout en dénonçant « les choix personnels calamiteux de François Rochebloine ». En ligne de mire : les positionnements de l’UDI lors des derniers scrutins locaux. Aux municipales, ils l’accusent d’avoir « porté la division » à Saint-Chamond entraînant l’élimination du candidat UDI dès le premier tour et d’avoir refusé de soutenir la liste du futur maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau (UMP). Une « stratégie suicidaire » reconduite, selon les auteurs de la motion, lors des départementales en ne soutenant pas les candidats de l’Union pour la Loire du président Bernard Bonne (UMP).
Dans le détail, 9 membres du bureau départemental de l’UDI sur 35 se trouvent parmi les premiers porteurs de cette motion, dont un des quatre vice-présidents, Gilles Artigues. Les trois autres (Ghislaine Celdran, Emmanuel Mandon et Jean-François Vial) n’ont pas adhéré à cette démarche. De même que le trésorier départemental, Denis Chambe, figure dans la liste des « putschistes », mais pas les autres responsables du bureau, à savoir la déléguée départementale Agnès Chanal et le trésorier adjoint Jean-Pierre Viallard. Rappelons que François Rochebloine avait été plébiscité à la tête du parti, en juin 2013, obtenant presque 75% des voix lors de l’élection interne.
La motion a été envoyée au principal intéressé ainsi qu’au président national du mouvement, Jean-Christophe Lagarde.
MAXIME PETIT
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